Bruno Théry signe l’affiche du festival.

Peintre, affichiste, Bruno Théry a su se créer un style reconnaissable entre tous, dans la lignée de la grande tradition de l’affiche française.
Après 30 années « d’aventures partagées » avec les plus grandes créateurs et institutions culturelles et humanitaires de la région Rhône Alpes, la poésie,
la fantaisie loufoque, l’humour de Bruno restent très présents dans sa production.
Depuis sa première affiche pour le festival du cinéma fantastique d’Avoriaz en 1983, il consacre l’essentiel de sa production au spectacle vivant avec des affiches marquantes pour Jazz à Vienne, A Vaux Jazz, BatÔJazz et aujourd’hui Parfum de Jazz. Plusieurs de ses affiches sont utilisées pour le décor du film « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain » de Jean-Pierre Jeunet. Également illustrateur, Bruno Théry a travaillé pour les éditions Actes Sud.

« Toute expression, tout travail vient de loin. Il est impossible de répondre à la demande si souvent formulée de savoir combien de temps nous a demandé telle création. Elle nous occupe tous les instants de tout le temps, chaque enseignement, chaque hasard s’agglomèrent en désirs et souvenirs et garnissent mon panier à provision. Pour moi toute expression commence par des toutes petites histoires écrites sur des cahiers.

Dans le cadre de mon travail habituel, j’illustre en de multiples dessins traduisant chacun à sa manière le projet envisagé, en vue d’être sélectionné.
Je réalise la maquette choisie dans une mode pictural. Son processus d’élaboration progresse  lentement en s’enrichissant de chaque évaluation et tâtonnement. La créativité puisant son énergie dans l’intuition, l’émotion et la densité de l’intention. J’ai l’impression d’inventer et de gravir lentement un chemin qui monte vers un but sans cesse perfectible et inatteignable .

Pour la création de l’égérie conquérante de Parfum de Jazz, j’explore un tout nouveau mode d’expression, un tout autre paradigme en trois temps, trois mouvements: Toutes mes rêveries et intentions sont construites et peintes pour de vrai et réunies dans mon atelier, par la construction d’instruments de musiques improbables d’art brut, par des essais de multiples  peintures et maquillages sur divers mannequins et modèles vivants, et par un amoncellement d’accessoires bricolés, chapeaux, voilettes, tissus divers, passementerie, plastiques, fruits exotiques, accessoires, bois peints… 
La création à proprement parler jaillit dans une mise en scène  lors de  séances de photographie en musique et dans la lumière des projecteurs. Les personnages surgissent, se créent, se déconstruisent  se transforment en grande euphorie au gré des émotions, des nécessités techniques, des exubérances, des envies et des folies. Le calme retrouvé, les projets d’affiche sont finalisées devant l’ordinateur sur photoshop, le choix des photos, des cadrages et des typographies. Pour enfin sélectionner l’affiche originale de l’édition de l’année du festival Parfum de jazz ».