EXPOSITION PHOTOS

LADIES DU JAZZ

Martin Stahl
Je vis une histoire d’amour avec la photographie depuis mon plus jeune âge. Courant des années 80, une autre histoire d’amour a commencé pour moi, celle avec le jazz. Et très vite c’est devenu une histoire d’amour triangulaire très forte, sans jalousie de part et d’autre, d’ailleurs je ne sais plus très bien, si je n’écoute pas le jazz avec les yeux et le vois avec les oreilles… à moins que ça ne soit l’inverse. Rendre hommage aux femmes dans le jazz, sous-représentées jusqu’à nos jours, dans le cadre de l’International Jazz Ladies Festival, est un immense plaisir pour moi. J’ai donc parcouru trente-cinq ans d’archives pour dépister les rencontres musicales et photographiques avec des femmes qui m’ont particulièrement marqué.

André “Moustac” Henrot
Musicien amateur dans sa jeunesse, hautboïste de formation classique, André n’est pas du tout un érudit du jazz. Il découvre cette musique assez tard en assistant aux concerts programmés à Charleville-Mézières et en Belgique. Au début des années 1980, il commence à se passionner pour la photo en se cantonnant principalement aux images de voyages. C’est en entendant Rhoda Scott, marraine du festival belge « Dinant Jazz » en 2012, avec son « Special Ladies Band » que lui est venue l’idée d’aider modestement, par la photo, à la promotion les femmes artistes de jazz. Ses photos sont exclusivement prises en concert; un regard sur des musiciennes sans artifices pendant leur travail sur la scène, « montrer des femmes lumineuses dans l’expression de leur art ».

50 ans de jazz à Buis

Il y a 50 ans, c’était les années 1970 et 1971.

Une équipe de jeunes élèves de l’école normale d’instituteurs et d’institutrices de Valence crée, à la demande de la fédération des œuvres laïques (FOL) de la Drôme qui organise depuis plusieurs années des représentations théâtrales au cloître des Dominicains de Buis-les-Baronnies et de son secrétaire général René Simard, un mini festival de jazz dans les Baronnies.

Ainsi, en août 1970 et juillet 1971, pour la première fois, le cloître des Dominicains accueilla une rétrospective du jazz des origines jusqu’aux années 40.

2021
À partir de photos d’archives, le festival Parfum de Jazz donne l’occasion d’installer à Buis-les-Baronnies une exposition-souvenir décalée et éphémère dans les rues de la ville, tel un récit des fondations et de ses fondateurs. Des images qui reflètent l’air du temps de ces années teintées de liberté et d’insouciance.
La réalisation est assurée par Agnès Gjini du studio graphique «Mine de rien» à Montpellier.